Rostand | Cyrano de Bergerac | E-Book | www2.sack.de
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E-Book, Französisch, 340 Seiten

Rostand Cyrano de Bergerac

Le chef-d'oeuvre d'Edmond Rostand en texte intégral
1. Auflage 2019
ISBN: 978-2-322-13549-3
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

Le chef-d'oeuvre d'Edmond Rostand en texte intégral

E-Book, Französisch, 340 Seiten

ISBN: 978-2-322-13549-3
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



RÉSUMÉ : Cyrano de Bergerac est une pièce de théâtre écrite par Edmond Rostand, qui raconte l'histoire poignante et héroïque de Cyrano, un homme à l'esprit brillant et au verbe flamboyant, mais complexé par son nez proéminent. L'intrigue se déroule dans le Paris du XVIIe siècle, où Cyrano est un poète et un épéiste redouté. Amoureux de sa cousine Roxane, il n'ose lui avouer ses sentiments à cause de son apparence. Roxane, quant à elle, est éprise du beau Christian de Neuvillette, un jeune cadet dont l'éloquence laisse à désirer. Cyrano, par amitié pour Christian et par amour pour Roxane, accepte de prêter ses mots au jeune homme afin de séduire la belle. À travers cette collaboration, Cyrano exprime son amour de manière indirecte, mêlant humour, bravoure et tragédie. La pièce explore des thèmes universels tels que l'amour non réciproque, l'apparence physique et l'identité. Rostand utilise un langage riche et poétique pour dépeindre les émotions complexes de ses personnages, offrant ainsi une oeuvre intemporelle qui continue de toucher le public par sa profondeur et sa beauté littéraire. __________________________________________ BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR : Edmond Rostand, né le 1er avril 1868 à Marseille, est un dramaturge français dont l'oeuvre la plus célèbre, "Cyrano de Bergerac", a marqué l'histoire du théâtre. Fils d'un économiste et poète, Rostand grandit dans un milieu cultivé qui stimule dès son jeune âge son intérêt pour la littérature. Après des études de droit à Paris, il se tourne rapidement vers l'écriture. Son premier succès, "Les Romanesques" en 1894, lui ouvre les portes du théâtre parisien. Cependant, c'est avec "Cyrano de Bergerac", créé en 1897 au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, qu'il connaît une consécration immédiate. La pièce, saluée pour sa poésie et son héroïsme, fait de Rostand une figure emblématique du théâtre français. En 1901, il est élu à l'Académie française, reconnaissant son apport significatif à la culture. Malgré ce succès, Rostand est un homme discret, préférant la tranquillité de sa maison à Cambo-les-Bains où il écrit "L'Aiglon" et "Chantecler". Il meurt prématurément en 1918 à l'âge de 50 ans, laissant derrière lui une oeuvre qui continue d'inspirer et de captiver les générations.

Edmond Rostand, né à Marseille le 1er avril 1868 et mort à Paris, 7e, le 2 décembre 1918 (à 50 ans), est un écrivain, dramaturge, poète et essayiste français. Il est l'auteur de l'une des pièces les plus connues du théâtre français, Cyrano de Bergerac. Il est, par ailleurs, l'époux de la poétesse Rosemonde Gérard et le père de l'écrivain, biologiste et académicien français Jean Rostand.
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Scène II


CUIGY.

Lignière !

BRISSAILLE,

Pas encor gris !...

LIGNIÈRE,

Je vous présente ?

Baron de Neuvillette.

LA SALLE,

Ah !

CUIGY,

La tête est charmante.

PREMIER MARQUIS,

Peuh !...

LIGNIÈRE,

Messieurs de Cuigy, de Brissaille...

CHRISTIAN,

Enchanté !...

PREMIER MARQUIS,

Il est assez joli, mais n'est pas ajusté

Au dernier goût.

LIGNIÈRE,

Monsieur débarque de Touraine.

CHRISTIAN.

Oui, je suis à Paris depuis vingt jours à peine.

J'entre aux gardes demain, dans les Cadets.

PREMIER MARQUIS,

Voilà

La présidente Aubry !

LA DISTRIBUTRICE.

Oranges, lait...

LES VIOLONS,

La... la...

CUIGY,

Du monde !

CHRISTIAN.

Eh, oui, beaucoup.

PREMIER MARQUIS.

Tout le bel air !

DEUXIEME MARQUIS.

Mesdames

De Guéméné...

CUIGY.

De Bois-Dauphin...

PREMIER MARQUIS.

Que nous aimâmes...

BRISSAILLE.

De Chavigny...

DEUXIÈME MARQUIS.

Qui de nos cœurs va se jouant !

LIGNIÈRE.

Tiens, monsieur de Corneille est arrivé de Rouen.

LE JEUNE HOMME,

L'Académie est là ?

LE BOURGEOIS.

Mais... j'en vois plus d'un membre ;

Voici Boudu, Boissat, et Cureau de la Chambre ;

Porchères, Colomby, Bourzeys, Bourdon, Arbaud...

Tous ces noms dont pas un ne mourra, que c'est beau !

PREMIER MARQUIS.

Attention ! nos précieuses prennent place.

Barthénoïde, Urimédonte, Cassandace.

Félixérie...

DEUXIÈME MARQUIS,

Ah ! Dieu ! leurs surnoms sont exquis !

Marquis, tu les sais tous ?

PREMIER MARQUIS.

Je les sais tous, marquis !

LIGNIÈRE,

Mon cher, je suis entré pour vous rendre service.

La dame ne vient pas. Je retourne à mon vice !

CHRISTIAN,

Non !... Vous qui chansonnez et la ville et la cour,

Restez : vous me direz pour qui je meurs d'amour.

LE CHEF DES VIOLONS,

Messieurs les violons !...

LA DISTRIBUTRICE.

Macarons, citronnée...

CHRISTIAN.

J'ai peur qu'elle ne soit coquette et raffinée.

Je n'ose lui parler car je n'ai pas d'esprit.

Le langage aujourd'hui qu'on parle et qu'on écrit,

Me trouble. Je ne suis qu'un bon soldat timide.

– Elle est toujours à droite, au fond : la loge vide.

LIGNIÈRE,

Je pars.

CHRISTIAN,

Oh ! non, restez !

LIGNIÈRE.

Je ne peux. D'Assoucy

M'attend au cabaret. On meurt de soif, ici.

LA DISTRIBUTRICE,

Orangeade ?

LIGNIÈRE.

Fi!

LA DISTRIBUTRICE.

Lait ?

LIGNIÈRE.

Pouah !

LA DISTRIBUTRICE.

Rivesalte ?

LIGNIÈRE.

Halte !

Je reste encore un peu. – Voyons ce rivesalte ?

CRIS,

Ah ! Ragueneau !...

LIGNIÈRE,

Le grand rôtisseur Ragueneau.

RAGUENEAU,

Monsieur, avez-vous vu monsieur de Cyrano ?

LIGNIÈRE,

Le pâtissier des comédiens et des poètes !

RAGUENEAU,

Trop d'honneur...

LIGNIÈRE.

Taisez-vous, Mécène que vous êtes !

RAGUENEAU.

Oui, ces messieurs chez moi se servent...

LIGNIÈRE.

À crédit.

Poète de talent lui-même...

RAGUENEAU.

Ils me l'ont dit.

LIGNIÈRE.

Fou de vers !

RAGUENEAU.

Il est vrai que pour une odelette...

LIGNIÈRE.

Vous donnez une tarte...

RAGUENEAU.

Oh ! une tartelette !

LIGNIÈRE.

Brave homme, il s'en excuse ! Et pour un triolet

Ne donnâtes-vous pas ?...

RAGUENEAU.

Des petits pains !

LIGNIÈRE,

Au lait.

Et le théâtre, vous l'aimez ?

RAGUENEAU.

Je l'idolâtre.

LIGNIÈRE.

Vous payez en gâteaux vos billets de théâtre !

Votre place, aujourd'hui, là, voyons, entre nous,

Vous a coûté combien ?

RAGUENEAU.

Quatre flans. Quinze choux.

Monsieur de Cyrano n'est pas là ? Je m'étonne.

LIGNIÈRE.

Pourquoi ?

RAGUENEAU.

Montfleury joue !

LIGNIÈRE.

En effet, cette tonne

Va nous jouer ce soir le rôle de Phédon.

Qu'importe à Cyrano ?

RAGUENEAU.

Mais vous ignorez donc ?

Il fit à Montfleury, messieurs, qu'il prit en haine,

Défense, pour un mois, de reparaître en scène.

LIGNIÈRE,

Eh bien ?

RAGUENEAU.

Montfleury joue !

CUIGY,

Il n'y peut rien.

RAGUENEAU.

Oh ! oh !

Moi, je suis venu voir !

PREMIER MARQUIS.

Quel est ce Cyrano ?

CUIGY.

C'est un garçon versé dans les colichemardes.

DEUXIÈME MARQUIS.

Noble ?

CUIGY.

Suffisamment. Il est cadet aux gardes.

Mais son ami Le Bret peut vous dire...

Le Bret !

Vous cherchez Bergerac ?

LE BRET.

Oui, je suis inquiet !..

CUIGY.

N'est-ce pas que cet homme est des moins ordinaires ?

LE BRET,

Ah ! c'est le plus exquis des êtres sublunaires !

RAGUENEAU.

Rimeur !

CUIGY.

Bretteur !

BRISSAILLE.

Physicien !

LE BRET.

Musicien

LIGNIÈRE.

Et quel aspect hétéroclite que le sien !

RAGUENEAU.

Certes, je ne crois pas que jamais nous le peigne

Le solennel monsieur Philippe de Champaigne ;

Mais bizarre, excessif, extravagant, falot,

Il eût fourni, je pense, à feu Jacques Callot

Le plus fol spadassin à mettre entre ses masques.

Feutre à panache triple et pourpoint à six basques,

Cape que par derrière, avec pompe, l'estoc

Lève, comme une queue insolente de coq,

Plus fier que tous les Artabans dont la Gascogne

Fut et sera toujours l'alme Mère Gigogne,

Il promène, en sa fraise à la Pulcinella,

Un nez !... Ah ! messeigneurs, quel nez que ce nez-là !...

On ne peut voir passer un pareil nasigère

Sans s'écrier : « Oh ! non, vraiment, il exagère ! »

Puis on sourit, on dit : « Il va l'enlever... » Mais

Monsieur de Bergerac ne l'enlève jamais.

LE BRET,

Il le porte, – et pourfend quiconque le remarque !

RAGUENEAU,

Son glaive est la moitié des ciseaux de la Parque !

PREMIER MARQUIS,

Il ne viendra pas !

RAGUENEAU.

Si !... Je parie un poulet

À la...



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