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Le Guinio | Memento | E-Book | www2.sack.de
E-Book

E-Book, Französisch, Band 2, 478 Seiten

Reihe: Memento

Le Guinio Memento

Rhuby
1. Auflage 2026
ISBN: 978-2-322-59162-6
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

Rhuby

E-Book, Französisch, Band 2, 478 Seiten

Reihe: Memento

ISBN: 978-2-322-59162-6
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Les aventures de Rhuby continuent. La jeune fille parcourt le monde en suivant son sentier jusqu'au pays du ciel, accompagnée d'Arthur. Elle rencontrera Folium, une Mentiri curieuse et avide de découverte, et traversera la cité sous-marine de Concha dans l'espoir de découvrir pourquoi d'étranges phénomènes la déchirent depuis les événements de Frontis.

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1


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? Ne mange pas ça !

Trop tard. Arthur s’enfilait déjà ces baies bleues à l’allure un peu trop parfaite. C’était évident que cela cachait quelque chose, mais ce benêt m’affirmait connaître toutes les espèces de plantes possibles. Moins d’une minute plus tard, je le vis devenir rouge.

Je me précipitai vers lui, inquiète.

? Crache !

? Un vrai homme ne recrache pas ce que la nature lui offre…

La nature en question condamna son corps à convulser pour se débarrasser du danger. La bouillie bleutée sortit à toute vitesse, droit sur mes chaussures. Oh non, mes belles bottes souillées par le vomi de cet imprudent ! J’en avais plus qu’assez qu’il fasse n’importe quoi.

Deux mois s’étaient écoulés depuis que nous avions quitté Frontis. Période durant laquelle il m’avait fait tourner en bourrique. Et dire que j’avais été heureuse de le revoir sur pieds. Il m’en faisait voir de toutes les couleurs. Rien que me remémorer ce qu’il m’avait fait subir lors de notre arrêt à une rivière, je voyais rouge. D’accord, il avait le droit de prendre une pause technique, sauf que cet idiot avait décidé de la faire en amont du cours d’eau sans faire attention à moi qui me réhydratait en contre-bas. Je n’en pouvais plus de lui.

La bouillie sur mes chaussures ne partait pas. Elle était devenue collante et impossible à enlever. Le garçon se roulait par terre en gémissant. Bien fait pour lui. Je l’avais prévenu. Il vint agripper mes vêtements en me suppliant de l’aider. Ses mains tiraient mon pantalon un peu trop fort. On pourrait se dire que j’étais sans coeur, mais je commençais à connaître l’animal. Son but était de se rincer l’oeil à la moindre occasion. Donc oui, il tentait de camoufler la chute de mon bas en accident. Je le rossais de coups de pied. Le pervers reculait vivement, la mine marquée d’une trace de ma semelle.

Ces deux derniers mois, nous avions parcouru de grandes distances depuis la ville. Jirofa Hoctane, le colonel de la première armée de Frontis, m’avait conseillée de partir le plus tôt possible. Le statut de criminel de mon ami nous exposait trop au danger. Il avait, apparemment, tenté de renverser le pouvoir du troisième royaume Wonien. Malgré le temps passé ensemble, nous n’avions pas évoqué le sujet. À chacune de mes tentatives, j’avais senti un refus de sa part. Il n’aimait pas parler de certaines choses, comme lorsque j’évoquais Agathe, sa mère. Arthur détestait s’étaler sur sa vie et fuyait les conversations qui y tendaient.

J’avais revu Eemori avant de partir. Mortellement blessée par Aaricia Baroq, la pauvre femme avait été transportée dans un centre de soins par les hommes de Jirofa. Après y être restée un peu plus longtemps pour stabiliser son état, elle était rentrée chez elle. Encore sous le choc, je n’avais pas voulu la brusquer. Elle avait rencontré Arthur et les deux s’étaient particulièrement bien entendus, surtout quand il s’agissait de me taquiner.

Après la bataille, nous avions, tous les trois, beaucoup de choses à dire. Arthur voulait retrouver Aaricia Baroq pour se venger de ce qu’elle nous avait fait subir. La torture lui avait laissé une cicatrice à l’oeil. J’avais du mal à la regarder. C’était de ma faute, s’il s’était retrouvé dans cet état. De son côté, Eemori souhaitait continuer de m’examiner pour comprendre ce qui clochait chez moi. Le moment était alors approprié pour leur parler de la perte de mon . Ce pouvoir unique et propre à chacun m’avait quitté. J’utilisais jusqu’à lors des dés aux pouvoirs étranges dont la puissance variait en fonction du nombre sorti. Je ne les possédais désormais plus. Cependant, j’allais certainement m’éveiller à un nouveau pouvoir.

Eemori et Arthur m’avaient ri au nez quand je leur avais dit. Puis, ils étaient partis dans un débat mouvementé en se rendant compte que je disais vrai. Ils se ressemblaient sur beaucoup de points. Une étude approfondie de mon cas avait été nécessaire. Je sautais les détails, mais ce qu’il fallait avant tout retenir était que j’étais passée par tout un tas de machines bizarres. Les inventions alimentées au Natura d’Eemori parsemant sa maison n’avaient plus de secrets pour moi. Je me souvenais qu’ils y avaient passé plusieurs jours avant de m’apporter une réponse concrète. J’étais impressionnée. Les connaissances accrues d’Arthur et le savoir expérimenté d’Eemori avaient eu raison du mystère. Selon eux, mon âme avait subi des changements. Pas besoin d’expliquer leur tête quand je leur révélais déjà savoir cela.

En effet, la fille blonde apparue pour me délivrer l’ me l’avait déjà dit. Je ne voulais pas savoir le , mais le . Pourquoi avait-elle changé ? Pourquoi n’était-elle plus la même qu’avant mon éveil ?

Mes deux amis étaient restés silencieux devant mes questions. Ils ne pouvaient y apporter une réponse. De plus, le temps pressait. Arthur et moi devions quitter la ville. Le colonel de la deuxième armée de Frontis, l’homologue de Jirofa, était au courant de la présence du garçon dans l’enceinte de la ville. Il avait fermé les yeux dessus, le temps que la situation d’après-bataille se calme, mais il ne pouvait rester indifférent plus longtemps face à la présence d’un criminel mondial. Je comprenais, bien que j’aurais aimé des explications de la part de mon ami. Qu’avait-il vraiment fait ?

Nous avions quitté Frontis. J’avais dit au revoir à Eemori après l’avoir serrée dans mes bras. Elle m’avait énormément aidée. Ne sachant pas comment la remercier, je lui avais demandé si elle avait besoin de quoi que ce soit. Elle m’avait simplement répondu que je devais revenir la voir quand j’aurais enfin les réponses à mes questions. Son âme de scientifique ne supportait pas l’énigme que je représentais. J’avais pleuré en la quittant. Arthur m’avait réprimandée en m’affirmant que les vraies femmes ne pleuraient pas. Je ne savais pas d’où il avait sorti ça, mais je l’aurais peut-être écouté s’il ne l’avait pas dit lui-même en reniflant bruyamment.

Oui, je regrettais que le garçon évite les sujets sérieux. Nous n’étions pas revenus sur l’attaque d’Yvaro, l’homme qui avait réduit Frontis à feu et à sang pour tuer Arthur. Il me connaissait. Enfin, il connaissait celle que j’étais avant. Cela pesait sur ma conscience. D’autant plus qu’il me détestait profondément. J’étais perdue et je n’avais personne à qui me confier.

Nous étions partis vers l’Est. J’avais beau expliquer à mon guide qu’il fallait chercher le sentier, il ne m’écoutait pas. J’avais perdu ce sentier de terre, qui m’indiquait la route depuis la montagne de l’éveil, lors de mon enlèvement par des bandits dans le désert. Il devait m’emmener vers le pays du ciel. Là-bas, je trouverai mon véritable nom, selon Niel, une Agronalfe rencontrée dans un interstice temporel. Il s’agissait du premier pas vers la découverte de mon passé. J’avais besoin de connaître mon nom. Malheureusement, sans le sentier, impossible de m’y rendre.

Arthur avait opté pour aller chez les Mentiris. Ce peuple en symbiose avec la nature vivait au-delà de la frontière, là où les hommes n’avaient pas le droit d’accéder. Je sentais en effet que la présence humaine dans les environs était très faible. La végétation luxuriante de ce paysage ne manquait pas de me rappeler la montagne de l’éveil. Quel bonheur de se retrouver loin de la civilisation. C’était là où je me sentais le mieux.

Nous nous rendions là-bas, car, selon mon ami, le peuple Mentiri pourrait nous éclairer sur mon problème de Natura. Impotente à l’énergie verte, j’étais une véritable anomalie aux yeux du monde. Le peuple le plus proche de la nature et, par extension, du Natura était le plus à même de m’aider.

Les Mentiris se faisaient rares parmi les civilisations humaines. En croiser pouvait être étonnant, étant donné qu’ils ne quittaient que rarement leur territoire. Pourtant, j’avais moi-même fait la connaissance de l’un d’entre...



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