Halbwachs | Leibniz | E-Book | www2.sack.de
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E-Book, Französisch, 66 Seiten

Halbwachs Leibniz

Une exploration approfondie de la vie et des idées de Gottfried Wilhelm Leibniz
1. Auflage 2024
ISBN: 978-2-322-49678-5
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

Une exploration approfondie de la vie et des idées de Gottfried Wilhelm Leibniz

E-Book, Französisch, 66 Seiten

ISBN: 978-2-322-49678-5
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



"Leibniz" de Maurice Halbwachs est une étude approfondie de la vie et des idées du philosophe et mathématicien allemand Gottfried Wilhelm Leibniz. Halbwachs, sociologue renommé, offre une analyse claire et détaillée de la pensée complexe de Leibniz, en explorant ses contributions à la philosophie, aux mathématiques, et à d'autres domaines de la connaissance. Le livre commence par une biographie concise de Leibniz, situant son travail dans le contexte de l'Europe du XVIIe siècle, une période de grands bouleversements intellectuels et scientifiques. Halbwachs décrit comment les voyages et les correspondances de Leibniz avec les savants de son époque ont façonné ses idées et ses travaux. Halbwachs explore ensuite les principales contributions de Leibniz à la philosophie, notamment son concept de la "monade", sa théorie de l'harmonie préétablie, et sa défense du principe de raison suffisante. Il explique comment ces idées ont influencé la métaphysique et ont établi des fondements pour la pensée philosophique moderne. Le livre traite également des contributions de Leibniz aux mathématiques, notamment son développement du calcul infinitésimal, parallèlement à Isaac Newton. Halbwachs détaille les implications de ces travaux et la fameuse querelle des calculs qui en a résulté. En outre, Halbwachs examine les idées de Leibniz sur la logique, la théologie, et les sciences naturelles, illustrant comment sa vision systématique de l'univers tentait de concilier science et spiritualité. Leibniz est présenté non seulement comme un penseur théorique, mais aussi comme un homme de pratique, impliqué dans des projets d'ingénierie, de diplomatie, et de réforme sociale. Le style de Halbwachs est rigoureux et pédagogique, rendant accessibles les concepts philosophiques et scientifiques complexes. Il s'efforce de montrer la cohérence et la modernité de la pensée de Leibniz, mettant en lumière son impact durable sur diverses disciplines.

Maurice Halbwachs (1877-1945) était un sociologue français de renom, connu pour ses travaux sur la mémoire collective et ses contributions à la sociologie de la connaissance. Né à Reims, Halbwachs a étudié à l'École normale supérieure et a été fortement influencé par le sociologue Émile Durkheim. Halbwachs a enseigné dans plusieurs institutions prestigieuses, y compris l'Université de Strasbourg et le Collège de France. Ses travaux ont exploré diverses facettes de la vie sociale, mais il est surtout célèbre pour son concept de "mémoire collective", une théorie selon laquelle les souvenirs ne sont pas seulement des expériences individuelles, mais sont également façonnés par des cadres sociaux et culturels. En plus de ses études sociologiques, Halbwachs s'est intéressé à la philosophie et à l'histoire des idées, comme en témoigne son ouvrage sur Leibniz. Dans ce livre, Halbwachs applique son approche analytique et rigoureuse pour démêler les pensées complexes du philosophe et mathématicien allemand, offrant ainsi une compréhension approfondie de son impact multidisciplinaire. Halbwachs a également écrit des oeuvres influentes telles que "Les Cadres sociaux de la mémoire" et "La Mémoire collective", qui continuent d'être des références importantes dans le domaine de la sociologie. Son approche novatrice et son érudition ont laissé une empreinte durable sur la sociologie contemporaine. Tragiquement, Maurice Halbwachs est mort en 1945 dans le camp de concentration de Buchenwald, victime des persécutions nazies en raison de ses origines juives et de son engagement intellectuel. Son héritage perdure à travers ses nombreuses contributions académiques, qui continuent d'inspirer et de guider les chercheurs dans divers domaines des sciences sociales.

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INTRODUCTION
LA VIE ET LES OEUVRES DE LEIBNIZ
Leibniz (Gottfried Wilhelm) naquit à Leipzig le 1er juillet 1646. Il y apprit la philosophie ancienne sous le professeur Jacob Thomasius : mais, dans cette première période, il parait avoir été attiré plutôt par Descartes que par Aristote. A léna, il suivit les cours du mathématicien Erhard Weigel ; toutefois lui-même reconnaît que, jusqu’à son voyage en France, il ignorait presque entièrement les mathématiques modernes. Sans goût particulier pour les fonctions académiques, il préféra à l’enseignement une existence qui le mît en contact avec les véritables savants et les hommes d’Etat. En philosophie, il paraît s’être intéressé surtout dans sa jeunesse aux combinaisons logiques, à l’idée d’une langue universelle ; au reste, il s’occupait de droit, d’alchimie, de politique. En 1667, à Nuremberg, où il séjournait, il connut le baron von Boineburg, conseiller de l’électeur de Mayence ; il semble avoir été initié par lui à la vie publique. Il devint lui-même conseiller à la haute-cour de justice de l’Électorat, en raison sans doute de ses travaux de jurisprudence, en 1670. En 1672, il se rendit à Paris, où il revint en 1673, après un court sé-jour à Londres, pour y demeurer jusqu’en 1676. Il était chargé d’une mission diplomatique : il avait formé le plan de détourner Louis XIV de l’Allemagne et de l’engager à conquérir l’Egypte et à écraser la Turquie ennemie de la chrétienté ; il eut, pour se consoler de son échec, l’avantage d’entrer en relations avec les, hommes les plus savants de l’Europe. Il connut à Paris le cartésien Arnauld, le mathématicien et physicien hollandais Huygens, von Tschirnhaus, mathématicien et logicien allemand, et ami de Spinoza ; à Londres, il fréquenta un autre ami de Spinoza, secrétaire de l’Académie royale, Oldenburg, le chimiste Boyle ; plus tard, en 76, il y connut encore le mathématicien Collins. C’est en 1676 qu’il découvrit le calcul différentiel : événement capital dans l’histoire de sa pensée et de la science, et qui soulève un gros problème d’histoire scientifique : dans quelle mesure le « calcul différentiel » de Leibniz dérive-t-il du « calcul des fluxions », que Newton découvrait à la même époque ? Il paraît établi que Newton eut la priorité, et aussi que Leibniz connut ses travaux ; il est certain aussi que Leibniz n’arriva pas au résultat par la même voie, que ce calcul n’avait point pour lui la même signification que pour Newton son propre calcul, qu’il s’intéressait moins à l’aspect purement scientifique et aux applications possibles en physique de cet instrument qu’à l’opération logique, qu’au procédé de réduction en lui-même, considéré comme type et exemple d’une méthode beaucoup plus générale. Son calcul fut en somme plus élaboré, son système de notation plus commode et simple que ceux de Newton ; sa méthode fut plus féconde aussi, à considérer le travail des mathématiciens postérieurs. En 1676, Leibniz fut nommé bibliothécaire à Hanovre par le duc de Brunswick-Lüneburg. Il quitta Paris et retourna en Allemagne par Londres et par Amsterdam, où il visita Spinoza. A Hanovre, les recherches de philosophie furent loin d’absorber l’activité de son esprit. En 1684, il publia l’exposé le plus achevé de ses découvertes en mathématiques (Nova methodus pro maximis et minimis). En 1686, il écrivit le Systema theologicum, en vue d’amener une réconciliation entre catholiques et protestants ; il correspondit encore à ce sujet avec Pellisson, ancien huguenot devenu catholique, et avec Bossuet ; mais ce dernier ne concevait l’entente que sous forme d’un retour des protestants au catholicisme ; jusqu’en 1693 (mort de Pellisson) Leibniz ne désespéra point. De 1687 à 1690, Leibniz voyagea en Allemagne et en Italie (visitant Vienne et Rome notamment) pour préparer l’histoire de la maison de Brunswick-Lüne burg ; il fut aidé dans ces travaux notamment par ses secrétaires, Hodann et Eckhart ; sans doute ne faut-il pas exagérer, en elle-même ni aux yeux de leur auteur, l’importance de ces ouvrages, dont le principal resta du reste inachevé (Annales brunsvicenses) ; il faut noter du moins qu’il attachait de l’intérêt aux recherches faites dans les archives, à la dé-couverte des vieux actes, à la réunion des matériaux dont la mise en œuvre se ferait peut-être quelque jour. Il s’occupa de politique, fut mêlé à certaines négociations importantes, entra en rapports avec des personnages puissants ; il semble du reste avoir été préoccupé d’user de toutes ces influences en vue de l’organisation intellectuelle de l’Europe et du progrès des sciences. Ainsi il fut soutenu par Sophie-Charlotte, femme de l’électeur de Brandebourg, lorsqu’il obtint de celui-ci que fût fondée à Berlin une société des sciences, en 1700 ; ainsi encore, en 1711, et deux fois ensuite, il put entretenir Pierre le Grand, lui proposer tout un plan de réformes et de progrès matériels et moraux à réaliser en Russie. Après un séjour à Vienne, de 1712 à 1714, il revint à Hanovre, que le prince-électeur-George, nommé roi d’Angleterre, venait de quitter. Il y mourut en 1716, au milieu de l’indifférence d’une cour où il n’était plus en faveur, et de l’hostilité, semble-t-il, du peuple, que les pasteurs avaient monté contre lui. Les écrits philosophiques de Leibniz sont très nombreux : en dresser seulement l’inventaire est un travail considérable. D’autre part, dans cha-cun d’eux, on retrouve le plus souvent tout le système, ce qui peut sembler un élément de monotonie ; mais le point de vue est sans cesse différent : à chaque exposé nouveau, on comprend mieux. Enfin le plus grand nombre de ces ouvrages ont été écrits à l’occasion de quelque autre livre qu’il fallait réfuter, en vue de combattre ou de convaincre une personne déterminée : l’anglais Russell, en tête de son étude récente sur Leibniz, en tire argument pour soutenir que, les livres connus de Leibniz étant surtout des publications de circonstance, c’est ailleurs, c’est notamment dans les notes qu’il avait gardées en manuscrit, qu’il convient de rechercher sa vraie doctrine ; mais pourquoi ne retenir qu’un aspect de cette philosophie, qui, nous le verrons, réduit le monde à une quantité de « points vue », chacun le mieux propre à nous révéler une partie des choses ? C’est donc simplement pour des raisons de commodité, et non point parce que chaque groupe d’ouvrages exprimerait mieux ou plus mal que les autres la doctrine, que nous classerons les écrits de Leibniz en quatre catégories : 1° Les ouvrages proprement populaires. Les Nouveaux essais sur l’enten-dement humain, composés en 1704, sont un examen, chapitre par chapitre, de l’Essai sur l’entendement humain de Locke : le premier livre traite des notions innées, le deuxième des idées, le troisième des mots, le quatrième de la connaissance ; écrit sous forme de dialogue, cet ouvrage est remarquable par sa richesse en idées, analyses, exemples. Les Essais de théodicée. sur la bonté de Dieu, la liberté de l’homme et l’origine du mal, furent écrits à l’occasion du Dictionnaire et d’autres ouvrages de Bayle, et parurent en 1710, précédés du Discours de la conformité de la foi avec la raison ; par l’ampleur et la limpidité abondante des développements, ce traité paraît composé surtout en vue d’agir immédiatement sur les théologiens et le public. La Monadologie fut écrite par Leibniz à Vienne, sur la demande du prince Eugène de Savoie : c’est l’abrégé du système entier, où chaque ligne est riche de sens, le plus court et le plus complet des exposés, avec cela l’un des derniers en date, puisqu’il fut rédigé en 1712. 2° Les lettres. Leibniz fut en relations épistolaires avec tous les hommes distingués de son...



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