Brunet | Les évangiles apocryphes | E-Book | www2.sack.de
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E-Book, Französisch, Band 6, 292 Seiten

Reihe: Eveil à la foi

Brunet Les évangiles apocryphes

La clef de la Bible révélée
1. Auflage 2019
ISBN: 978-2-322-26116-1
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark

La clef de la Bible révélée

E-Book, Französisch, Band 6, 292 Seiten

Reihe: Eveil à la foi

ISBN: 978-2-322-26116-1
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



RÉSUMÉ : "Les évangiles apocryphes" de Gustave Brunet est une exploration fascinante des textes bibliques non canoniques, souvent méconnus du grand public. Ces écrits, bien que non inclus dans le Nouveau Testament, offrent une perspective unique sur les débuts du christianisme et les diverses interprétations des enseignements de Jésus. Brunet, avec une approche érudite, examine ces documents qui ont circulé parmi les premières communautés chrétiennes, révélant des aspects cachés et des récits alternatifs de la vie et des enseignements de Jésus. L'auteur s'attache à contextualiser chaque évangile apocryphe, en expliquant son origine, son contenu et son influence potentielle sur la théologie chrétienne. Ce livre est une invitation à redécouvrir des textes qui ont façonné, dans l'ombre, la pensée religieuse et culturelle de l'Occident. En plongeant dans ces récits, les lecteurs sont amenés à réfléchir à la diversité des croyances et des pratiques qui ont marqué les premiers siècles du christianisme. "Les évangiles apocryphes" est à la fois un guide académique et une aventure spirituelle, offrant une nouvelle lumière sur des écrits qui, bien que non officiels, ont laissé une empreinte indélébile sur l'histoire religieuse. L'AUTEUR : Gustave Brunet, érudit du XIXe siècle, est une figure notable dans le domaine de la littérature religieuse et de l'édition de textes anciens. Né en 1807, il s'est distingué par son travail rigoureux et sa passion pour les manuscrits oubliés. Brunet a consacré une grande partie de sa carrière à la recherche et à la publication de textes rares, mettant en lumière des écrits souvent négligés par les chercheurs de son époque. Il est particulièrement reconnu pour ses travaux sur les évangiles apocryphes, qu'il a étudiés avec une attention méticuleuse, cherchant à comprendre leur impact sur la théologie et la culture chrétiennes. En plus de ses contributions à la littérature religieuse, Brunet a également été impliqué dans l'édition de divers ouvrages littéraires, témoignant de son intérêt pour un large éventail de sujets. Son approche académique et son souci du détail ont fait de lui une référence incontournable dans l'étude des textes apocryphes. Malgré le temps qui a passé, ses travaux continuent d'être une source précieuse pour les chercheurs et les passionnés de littérature religieuse.

Pierre Gustave Brunet, né le 27 brumaire An XIV à Bordeaux et mort le 24 janvier 1896, est un bibliographe et éditeur français, auteur de recherches sur les patois, d'études historiques sur Bordeaux et sur les écrits de la Bible. Bibliophile passionné, il consacra sa vie aux apocryphes. Il est notamment l'auteur d'un Dictionnaire des apocryphes, ou Collection de tous les livres apocryphes relatifs à l'Ancien et au Nouveau Testament, 2 vol. (Paris, 1858).
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AVANT-PROPOS


Nous offrons au public, dans une traduction fidèle, la première réunion complète des Évangiles apocryphes. Monuments des plus curieux, témoins irrécusables du mouvement des esprits à une époque particulièrement digne d’attention, ces récits, ces légendes naïves sont dignes souvent d’être comparés à ce que la poésie de tous les âges offre de plus beau ; ils ne se trouvaient que dans quelques ouvrages grecs ou latins, connus des seuls érudits de profession, difficiles à rencontrer, ou d’un prix inabordable. Le siècle dernier avait traduit, c’est-à-dire défiguré et tronqué certains fragments de cette littérature contemporaine du Christianisme à son berceau ; une intention irréligieuse les avait présentés sous un faux jour. En fait de travaux en langue française sur le sujet qui nous occupe, nous n’avons à indiquer que les leçons de M. Dohaire, insérées dans l’ ; plus d’une fois nous avons fait usage des appréciations de ce judicieux critique. Nous le redirons avec lui : les légendes des cycles évangéliques sont de simples traditions trop crédules, souvent trop puériles ; mais à chaque page brillent la candeur et la bonne foi. Dans ces narrations familières, dans ces anecdotes contées au foyer domestique, sous la tente, à l’ombre des palmiers au pied desquels s’arrête la caravane, le tableau des mœurs populaires de l’église primitive se déroule en toute sincérité. L’âme et la vie de la nouvelle société chrétienne sont là, et elles y sont tout entières. Ces récits sont maintes fois dénués de vraisemblance ; nous en convenons ; ils manquent d’exactitude historique ; la chose est certaine quant à de nombreux détails ; mais les usages, les pratiques, les habitudes, les opinions dont ils conservent les traces, voilà ce qui réunit le mérite de l’intérêt à celui de la fidélité.

Ces légendes étaient les poèmes populaires des premiers néophytes du culte nouveau ; la foi et l’imagination les embellissaient sans cesse ; l’on y rencontre encore des lambeaux reconnaissables de compositions en vers, et qui étaient certainement chantées.

Un écrivain instruit l’a déjà remarqué ; des mémoires qui nous révéleraient l’état un peu complexe de la société chrétienne dans les premiers moments de sa naissance, seraient d’un prix inestimable. Ces récits existent ; mais ils avaient été oubliés, perdus de vue ; ce sont les actes des martyrs, les histoires des apôtres et de leurs disciples, les faux Évangiles des premiers siècles. En même temps, ces mémoires sont de petites épopées empreintes d’un caractère de crédulité naïve ; elles ont pour descendants les grands poèmes épiques chrétiens, Dante, Milton et Klopstock.

Si vous cherchez la cause de la faveur démesurée dont ces légendes ont été l’objet durant quatorze siècles, si vous demandez le motif de leur multiplicité, interrogez ce besoin de merveilleux dont l’homme a constamment subi l’influence,1 qui s’est à chaque époque manifesté dans l’Orient avec une vivacité toute particulière, et dont la société nouvelle ne pouvait se défendre malgré la sévérité, malgré la gravité de ses croyances immuables. Ces gentils encore imbus des fables de la mythologie, ces juifs convertis, mais la tête pleine des merveilles qu’enfantait l’imagination des rabbins, ces néophytes d’hier, épars la Jérusalem, à Alexandrie, à Éphèse, ne pouvaient si vite vaincre leur penchant pour les fictions. Ce fut toujours le propre des peuples d’Orient d’entremêler le conte, la parabole aux matières les plus graves. Aussi, dans les légendes que nous allons reproduire, retrouve-t-on l’empreinte remarquable et profonde de cette fusion opérée entre les opinions anciennes et les dogmes nouveaux.

Parmi les écrits apocryphes, il importe de distinguer ceux qui ont été l’œuvre de quelques imposteurs, et ceux qu’à la fin du premier siècle, ou au commencement du deuxième, rédigèrent, avec plus de piété que de critique, quelques disciples jaloux de rassembler les traditions qui se rattachaient à l’origine du christianisme ; ils cherchaient ainsi avec zèle à conserver les paroles, les sentiments attribués au Sauveur.

À partir du règne paisible d’Adrien et des Antonins, les bizarreries de la magie, les subtilités de la cabale, les rêveries des théosophes commencent à se mêler aux doctrines philosophiques et religieuses ; les sectes pullulent ; les discussions, les schismes offrent un aliment inépuisable à ce besoin de nouveauté dont l’homme combat difficilement l’attrait. Les écrits apocryphes surgissent de toute part ; il y en a qui sont mis sous le nom d’un des apôtres ; d’autres s’annoncent comme l’œuvre des premiers successeurs des disciples immédiats de Jésus-Christ. Des historiens pseudonymes viennent raconter, chacun à sa manière, les prédications, les voyages, les aventures de leurs prétendus maîtres : on y mêle les anecdotes les plus controuvées, les épisodes les plus dépourvus d’authenticité.

Les écrits dogmatiques, que quelques-uns des hérésiarques primitifs ont voulu faire circuler sous des noms vénérés, afin d’appuyer leurs erreurs, offrent un mélange de subtilités, d’allégories résultant de la combinaison des doctrines orientales et du développement sans contrôle de la pensée grecque dans tout ce que son allure a de plus libre, de plus hardi. N’ayant eu cours que dans le sein de quelques sectes éteintes pour la plupart dès le commencement du quatrième siècle, ces légendes hétérodoxes disparurent promptement ; à peine en est-il demeuré les titres, à peine nous en a-t-il été conservé quelques phrases isolées. On peut déplorer leur perte, car les rêveries gnostiques sont maintenant sans danger, et parmi ces fictions, parmi ces rêves d’une imagination échauffée, il se trouverait maint détail fort utile à une histoire des plus curieuses et des plus dignes d’intérêt : celle de l’esprit humain pendant les premiers siècles de la régénération chrétienne.

Il y a une toute autre importance dans les légendes que l’Église rejeta, et avec raison, comme dénuées d’authenticité, mais qui du moins ne posaient aucun point de doctrine contraire à la foi. Celles-ci, l’église grecque les accueillit en partie ; encore de nos jours les chrétiens de l’Égypte et de l’Asie ne les révoquent nullement en doute. Loin d’être restées stériles, elles ont eu, pendant une longue suite de siècles, l’action la plus puissante et la plus féconde sur le développement de la poésie et des arts ; l’épopée, le drame, la peinture, la sculpture du moyen-âge n’ont fait faute d’y puiser à pleines mains. Laisser de côté l’étude des Évangiles apocryphes, c’est renoncer à découvrir les origines de l’art chrétien. Ils ont été la source où, dès l’extinction du paganisme, les artistes ont puisé toute une vaste symbolique que le moyen-âge amplifia. Diverses circonstances, rapportées dans ces légendes, et consacrées par le pinceau des grands maîtres de l’école italienne, ont donné lieu à des attributs, à des types que reproduisent chaque jour les arts du dessin. Saint Joseph est-il constamment représenté Sous les traits d’un vieillard ? C’est d’après l’autorité d’un passage de son histoire écrite en arabe, et où il est dit que lorsque son mariage eut lieu, il avait atteint l’âge de quatre-vingt-dix ans. Dans une foule de toiles, ce même saint tient un rameau verdoyant ; l’explication de cet attribut doit se chercher dans une circonstance que relatent le et l’. C’est sur l’indication d’autres passages de ces mêmes légendes, que l’on représente les animaux qui sont dans l’étable et adorant le Sauveur, que l’on donne des habits...



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