E-Book, Französisch, 157 Seiten
Abbott Flatland: A Romance of Many Dimensions
1. Auflage 2021
ISBN: 978-2-322-39453-1
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
E-Book, Französisch, 157 Seiten
ISBN: 978-2-322-39453-1
Verlag: BoD - Books on Demand
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This masterpiece of science (and mathematical) fiction is a delightfully unique and highly entertaining satire that has charmed readers for more than 100 years. The work of English clergyman, educator and Shakespearean scholar Edwin A. Abbott (1838-1926), it describes the journeys of A. Square, a mathematician and resident of the two-dimensional Flatland, where women-thin, straight lines-are the lowliest of shapes, and where men may have any number of sides, depending on their social status. Through strange occurrences that bring him into contact with a host of geometric forms, Square has adventures in Spaceland (three dimensions), Lineland (one dimension) and Pointland (no dimensions) and ultimately entertains thoughts of visiting a land of four dimensions - a revolutionary idea for which he is returned to his two-dimensional world. Charmingly illustrated by the author, Flatland is not only fascinating reading, it is still a first-rate fictional introduction to the concept of the multiple dimensions of space. "Instructive, entertaining, and stimulating to the imagination." - Mathematics Teacher.
Edwin Abbott Abbott, English schoolmaster and theologian, is best known as the author of the mathematical satire Flatland (1884). He was educated at the City of London School and at St John's College, Cambridge, where he took the highest honours in classics, mathematics and theology, and became fellow of his college. In 1862 he took orders. After holding masterships at King Edward's School, Birmingham, and at Clifton College, he succeeded G. F. Mortimer as headmaster of the City of London School in 1865 at the early age of twenty-six. He was Hulsean lecturer in 1876. He retired in 1889, and devoted himself to literary and theological pursuits. Dr. Abbott's liberal inclinations in theology were prominent both in his educational views and in his books. His Shakespearian Grammar (1870) is a permanent contribution to English philology. In 1885 he published a life of Francis Bacon. His theological writings include three anonymously published religious romances - Philochristus (1878), Onesimus (1882), and Sitanus (1906). More weighty contributions are the anonymous theological discussion The Kernel and the Husk (1886), Philomythus (1891), his book The Anglican Career of Cardinal Newman (1892), and his article "The Gospels" in the ninth edition of the Encyclopædia Britannica, embodying a critical view which caused considerable stir in the English theological world. He also wrote St Thomas of Canterbury, his Death and Miracles (1898), Johannine Vocabulary (1905), Johannine Grammar (1906). Flatland was published in 1884.
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4. Des Femmes.
Si les Triangles extrêmement pointus de nos Soldats sont redoutables, on n’aura aucune peine à en déduire que nos Femmes sont plus terribles encore. Car si le Soldat est un coin à fendre, la Femme étant, pour ainsi dire, toute en pointe, du moins aux deux extrémités, est un aiguillon. Ajoutez à cela le pouvoir de se rendre pratiquement invisible à volonté, et vous en conclurez qu’à Flatland une Femelle est une créature avec laquelle il ne fait pas bon plaisanter. Mais, parvenus à ce point de mon récit, peut-être certains de mes lecteurs parmi les plus jeunes se demanderont-ils comment, à Flatland, une Femme peut se rendre invisible. Cela devrait, à mon sens, s’expliquer de soi-même. Néanmoins, quelques mots suffiront à éclairer les plus irréfléchis. Placez une aiguille sur une table. Puis, l’œil au niveau de la table, regardez-la de côté : vous en voyez toute la longueur ; mais, à présent, contemplez-la de face : vous n’en voyez plus que la pointe, elle est devenue pratiquement invisible. De même pour l’une de nos Femmes. Quand son côté est tourné vers nous, nous la voyons sous la forme d’une Ligne Droite ; si, au contraire, notre regard se dirige vers l’extrémité qui contient son œil ou sa bouche – car chez nous ces deux organes sont identiques – nous ne percevons plus qu’un point très brillant ; mais lorsque c’est sa partie postérieure qui se présente à nous, celle-ci – étant moins brillante et même presque aussi obscure qu’un objet inanimé – lui sert en quelque sorte d’Anneau de Gygès. Les périls auxquels nous sommes exposés de la part de nos Femmes doivent être évidents à présent pour les esprits les plus lents de Spaceland. Si, déjà, se heurter à un respectable Triangle de la classe moyenne n’est pas sans danger ; si l’on risque une entaille en se cognant contre un Ouvrier ; si l’on ne peut éviter une blessure grave en entrant en collision avec un Officier de la classe militaire ; si le sommet d’un Simple Soldat est à peu près mortel au seul contact… où va-t-on en se jetant sur une Femme, sinon à la destruction immédiate et complète ? Et lorsqu’une Femme est invisible, ou que l’on ne voit d’elle qu’un point d’une brillance atténuée, combien il doit être difficile, même pour les individus les plus circonspects, de toujours échapper à la collision ! Nombreux sont les décrets qui ont été votés à diverses époques dans les différents États du Plat Pays pour minimiser ce péril ; et, dans les régions méridionales, moins tempérées, où, la force de la gravitation étant plus grande, les Êtres humains ont plus de mal à éviter les mouvements mal calculés ou involontaires, les Lois qui concernent les Femmes sont naturellement beaucoup plus strictes. Mais le résumé suivant donnera une idée générale de notre Code : 1) Toute maison doit avoir, du côté Est, une entrée exclusivement réservée à l’usage des Femmes ; c’est par là et non par la porte Ouest, celle des Hommes, que toutes les Femmes entreront « avec une attitude décente et respectueuse »1. 2) Sous peine de mort, aucune Femme ne se déplacera jamais dans un lieu public sans pousser continuellement son Cri-de-Paix. 3) Toute femme dont il sera dûment constaté qu’elle souffre de la danse de Saint-Guy, de convulsions, de rhume chronique accompagné d’éternuements violents, ou de quelque autre maladie qui détermine chez elle des mouvements involontaires, sera immédiatement détruite. Dans certains États, une Loi complémentaire interdit aux Femmes, sous peine de mort, de se tenir ou de marcher dans un lieu public sans remuer constamment de droite à gauche la partie postérieure de leur individu afin d’avertir de leur présence ceux qui se trouvent derrière elles ; d’autres obligent les Femmes, quand elles voyagent, à se faire suivre d’un de leurs fils, d’un domestique ou de leur mari ; d’autres encore leur imposent une réclusion totale à l’intérieur de leur foyer, sauf à l’occasion des fêtes religieuses. Mais les plus sages de nos Cercles ou Hommes d’État se sont aperçus que la multiplication des lois d’exception dirigées contre les Femmes avait pour effet, non seulement de débiliter la race et de réduire le rythme des naissances, mais aussi d’accroître la fréquence des meurtres familiaux au point qu’un Code trop sévère se révélait plus nuisible qu’utile à l’État qui l’adoptait. Car lorsque l’humeur des Femmes est ainsi exaspérée par l’obligation qu’on leur fait de demeurer constamment chez elles ou par les contraintes qu’on leur impose à l’extérieur, elles ont tendance à décharger leur bile sur leur mari ou leurs enfants ; et il est arrivé, dans les régions les moins tempérées, que toute la population mâle d’un village soit exterminée en une heure ou deux à la suite d’un soulèvement simultané des Femmes. En conséquence, les Trois Décrets cités plus haut suffisent aux États les mieux réglés et l’on peut considérer qu’ils résument à peu près notre Code de la Femme. Somme toute, ce n’est pas dans la Législature que nous trouvons notre principale sauvegarde, mais dans les intérêts des Femmes elles-mêmes. Car, si elles sont capables de provoquer une mort instantanée en effectuant un simple mouvement rétrograde, encore faut-il qu’elles parviennent à dégager immédiatement leur extrémité acérée du corps de leur victime, qu’agitent les soubresauts de l’agonie, pour éviter que leur frêle organisme ne soit lui-même détruit. Les pouvoirs de la Mode sont également de notre côté. J’ai signalé que, dans certains États parmi les moins civilisés, il était interdit aux Femmes de se montrer dans un lieu public sans agiter de droite à gauche leur extrémité postérieure. C’est là, depuis des temps immémoriaux, une pratique universelle chez toutes les Dames ayant les moindres prétentions à la bonne éducation. On tient pour déshonorant qu’un État soit contraint de faire respecter par la Loi ce qui devrait être, et qui est chez toute dame de qualité, un instinct naturel. L’ondulation rythmique et, oserai-je dire, bien modulée qu’impriment à leur partie postérieure nos dames de rang Circulaire est enviée et imitée par l’épouse d’un vulgaire Équilatéral, qui doit borner ses aspirations à une oscillation monotone, semblable à celle d’un pendule ; ce balancement régulier de l’Équilatérale n’est pas moins admiré et copié par l’épouse de l’Isocèle ambitieux et progressiste, race chez qui aucune espèce de « mouvement postérieur » ne compte encore parmi les nécessités de la vie. Donc, dans toutes les familles qui occupent un certain rang dans la société, le « mouvement postérieur » est une institution aussi ancienne que le temps lui-même ; là, les maris et les fils sont au moins à l’abri des attaques invisibles. Mais il ne faut nullement conclure de tout cela que nos Femmes n’ont pas une nature affectueuse. Par malheur, la passion du moment l’emporte, chez le Sexe Faible, sur toute autre considération. C’est là, bien entendu, une conséquence inévitable de leur conformation déficiente. Puisqu’elles ne peuvent prétendre posséder un angle, aussi réduit soit-il, étant inférieures sur ce plan au plus misérable des Isocèles, elles sont par là même complètement dénuées de cérébralité et incapables de réflexion, de jugement, de pensée, presque de souvenir. De ce fait, elles oublient, dans leurs accès de furie, tous les droits que leurs victimes peuvent avoir sur leur affection et ne s’arrêtent à aucune distinction. Je connais personnellement le cas d’une Femme qui extermina toute sa maisonnée et qui, une demi-heure après, une fois sa rage passée et les débris balayés, demanda ce qu’il était advenu de son mari et de ses enfants. Il ne faut donc évidemment pas irriter une Femme tant qu’elle est en état de se retourner. Quand on la tient dans ses appartements, qui sont conçus de façon à lui ôter cette faculté, on peut dire et faire ce qu’on veut ; car elle est alors réduite à une totale impuissance et ne se rappellera plus dans quelques minutes l’incident au sujet duquel elle vous menace actuellement de mort, ni les promesses que vous aurez peut-être jugé nécessaire de lui faire pour apaiser sa furie. Tout compte fait, nous nous tirons assez bien d’affaire dans nos relations conjugales, quoiqu’il n’en soit pas toujours ainsi dans les couches inférieures des Classes Militaires. Là, le manque de tact et l’imprudence des maris donne lieu, parfois, à d’indescriptibles désastres. Ces misérables individus, se fiant plus aux armes offensives de leurs angles aigus qu’aux organes défensifs du bon sens et des simulations opportunes, négligent trop souvent les principes qui régissent la construction des appartements féminins ou irritent leurs épouses en employant, à l’extérieur, des expressions malavisées qu’ils refusent de rétracter sur-le-champ. En outre, un respect brutal et têtu de la vérité littérale les rend peu enclins à ces débauches de promesses grâce auxquelles le Cercle, plus judicieux, apaise en un instant sa Compagne. Il en résulte des massacres ; ceux-ci, au reste, ne sont pas sans avantages car ils éliminent les plus grossiers et les plus tapageurs des Isocèles ; et nombre de nos Cercles tiennent les instincts destructeurs du Sexe Maigre pour l’une de ces dispositions providentielles qui servent à endiguer l’accroissement excessif de la population et à étouffer la Révolution dans l’œuf. Toutefois je n’irai pas jusqu’à dire que même dans les...




