E-Book, Französisch, 388 Seiten
122 Recueil de nouvelles 2020
1. Auflage 2021
ISBN: 978-2-322-24958-9
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
E-Book, Französisch, 388 Seiten
ISBN: 978-2-322-24958-9
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark
Recueil de nouvelles 2020 (Tome I) : J'attendrai le temps qu'il faut, de Sephora Zanetti Dernière affaire, d'Anna Ceccato Ils se sont aimés, de Cécile Klein Une affaire en or, de Jacques Capelle Ne classez pas l'affaire, de Véronique Di Meglio Jour de paye, de Jean de Tuléar ... Et merci pour le cadeau, de Enola S. Cluzeau Un chalet meurtrier, de Valérie Andrieux Main noire, d'Annick Plénacoste Drôle d'oiseau, de Jean-Marie Palach De l'audace mon enfant... de Hugo Solenza Noir de poulet, de Bernard Lerbret Erreur d'aiguillage, de Janine Malaval La voix, d'Isabelle Provost Rachat de points, de Vincent Razyki Retour à Lectoure, de Thierry Gasteuil L'amour est dans les champs, de Jean Étienne Sombrume, de Jean Pol Rocquet L'inutile quête, de Jean-Philippe Mathieu Le grand cèdre, de Dominique di Serra Lek Tour, de Christian Bergzoll Rouge roseau, d'Élisabeth Barthélémy Aller simple, de Caroline Cailleton Le Domaine de Louvanges, de Fabien Delorme Vibrio, de Virginie Goldenberg Le pari, de Cyrille Divry Diane Braconnée, de P.E. Cayral Fin limier un jour, fin limier toujours ? de Martine Dehaut Le mal à la racine, de Bénédicte Chureau Adiou Capitaine Murène, d'Yves Krier Tous pour un, de Magali Malbos Crime au Bastard, de Serge Mauro Le voisin, de Sébastien Jacob Croix de Fer, de Pierre Léoutre
Concours de nouvelles policières 2020 Amis lectrices et lecteurs, le clavier vous titille parfois mais vous n'avez pas encore osé faire le pas d'écrire une histoire comme celles qui vous font vibrer. Alors l'occasion vous est donnée. L'association lectouroise « Le 122 » lance un nouveau concours de nouvelles policières en langue française dont le cadre est le département du Gers. - Le texte doit compter entre 3 et 9 pages. - Sujet libre : un crime, un délit, un méfait, une infraction, une vengeance, une tromperie, une fraude, un complot... - Genre libre : énigme, mystère, texte noir, contemporain ou historique. Ce concours est gratuit et s'adresse à tous. Les participants concourent en 2 catégories : - jeunes : moins de 18 ans (avec autorisation parentale) ; - adultes : plus de 18 ans. Vous avez jusqu'au 30 octobre 2020 pour envoyer votre nouvelle par mail : pierre.leoutre@gmail.com Toutes les nouvelles sélectionnées par le comité de lecture seront éditées dans le recueil de nouvelles 2021. Les résultats seront annoncés par voie de presse et sur la page Facebook du salon polars et histoires de police organisé par l'association Le 122 : www.facebook.com/salondupolarethistoiresdepolice Le 1er de chaque catégorie gagnera un panier gourmand de produits du Gers et le recueil en version papier. Si les participants souhaitent recevoir un recueil en version numérique et aider l'association « Le 122 » dans son entreprise de « découverte de nouveaux talents littéraires », adressez-vous par mail à : pierre.leoutre@gmail.com ; un bulletin d'adhésion vous sera envoyé. À vos claviers, stylos, plumes... Le suspense est entre vos mains !
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Dernière Affaire
Anna Ceccato Des cartons se remplissaient, les piles de dossiers diminuaient, des objets quittaient leur nid de poussière et la pendule s'arrêtait. Mac Earley aura quitté la police dans moins d'une semaine. Il était vieux à présent et deviendrait un ex-inspecteur de police dans peu de temps. À 79 ans, il devait renoncer à sa passion pour la police criminelle, se disait-il. Il avait repoussé cet événement déchirant à la plus lointaine échéance mais il fallait se rendre à l'évidence : la retraite était là ! Une odeur âcre de café emplit la pièce. - Mac Earley ! Toujours en service ! Tu as vu l'heure qu'il est ? s'enquit une voix familière, sa silhouette poussant la porte. - Eh oui ! Je dois faire le tri de tous ces dossiers… Tu sais que je pars à la fin de la semaine… répondit l'inspecteur, tentant de cacher son pincement au cœur. - Ah, d'ici-là, le fameux Mac Earley aura une nouvelle affaire qui le tiendra une semaine de plus à son poste ! dit son collègue en souriant. (Il posa son café sur le bureau.) Je plaisante, je sais que c'est difficile… je me souviens de ton arrivée à Auch, tu étais aussi excité qu'une puce, buvait chaque parole de l'inspecteur Grims et n'espérait qu'une chose : avoir ta première affaire ! Il s'assit dans le fauteuil en face du bureau de l'inspecteur et but quelques gorgées de son café fumant. - Ah, ce jeune officier, reprit-il, devenu inspecteur, n'a pas perdu un brin de sa passion pour la résolution de crime après 58 ans de carrière ! - Oui, soupira l'inspecteur, ça me chagrine de laisser ce bureau, l'antre des appels nocturnes, et signes de nouvelles aventures rocambolesques ! La bonne et vieille époque…, continua Mac Earley, se remémorant d'anciennes affaires. Le téléphone sonna. L'inspecteur Mac Earley répondit. - Allo, bonsoir, ici l'inspecteur Mac Earley ! - Inspecteur, c'est Madame Viviane, je rendais visite à notre ami, le lieutenant Litch… car j'avais entendu comme un bruit sourd, ressemblant à un cri et… et… oh quelle horreur ! - Madame Viviane, oui, continuez : Vous parliez du lieutenant Litch… ? - Il est… Elle ne put terminer sa phrase. - Grand Dieu ! J'arrive tout de suite ! s'écria Mac Earley. L'inspecteur Mac Earley bondit dans sa voiture, garée devant la Police Nationale dans la rue Arnaud de Moles à Auch. Roulant quelque peu trop vite, et franchissant quelques feux rouges, il atteint la villa du lieutenant Litch, construite dans les environs de Castillon-Massas, à Saint-Lary du Gers, en moins de dix minutes. Il enfonça la porte d'un coup d'épaule, en hurlant : « Police ! », son arme de poing dans une main, son insigne dans l'autre et son imperméable volant dans le feu de l'action. Il vit alors Madame Viviane, les mains en l'air, couvertes de sang, et tremblante, devant une ombre verte. Non… La chemise kaki de… Du lieutenant Litch ! Mac Earley eut un hoquet de surprise devant le corps inerte de Litch, tanguant dans le vide, pendu. Ses pieds chaussés de Riche-Lieu vernies, pendaient lamentablement au bout de son corps. Le reste de ses membres agissaient de même, vidés de toute vie. Jack Mac Earley, de toute sa vie, ne fut jamais autant horrifié devant une telle scène : celle de son partenaire, d'un ami cher, qu'il ne pouvait plus regarder en face sans avoir, à jamais, l'image gravée dans son esprit de ces yeux fades exorbités, cette chair trop pâle et ce corps rigidifié… Il prit une profonde inspiration, afin de repousser son chagrin et sa colère montante en lui. Lui qui n'avait pas vu venir une telle tragédie et y faisait face maintenant. Il se sentait coupable. Il s'attendait à une vengeance, pour laquelle Litch aurait été la cible d'un tueur à gage par exemple, ou d'un braquage dont le lieutenant aurait été une victime imprévue… mais non ! Il ne s'attendait pas à un suicide ! Chancelant, il appela son équipe afin d'emporter le corps et faire le nécessaire. Dans une sorte de brouillard, l'inspecteur Mac Earley essayait de tenir une discussion avec un commissaire de la police criminelle, qu'il connaissait depuis de nombreuses années à présent. Le commissaire Matthieu Nardi lui demanda s'il devait donner l'affaire à un autre inspecteur. Cette remarque le tira de son état comateux et le ramena à la réalité. - Inspecteur Mac Earley ? Inspecteur Mac Earley ! Est-ce que tout va bien ? Je vous vois dans les vapes, les yeux et le teint blanc depuis les 10 minutes que je suis ici ! Je pense que je devrai confier ce suicide à l'inspecteur Marte Bonnet… vous n'avez pas l'air dans votre assiette, cette affaire vous prend à cœur, je comprends… - Confiez-la moi ! s'écria Mac Earley, interrompant le commissaire. - Jack Mac Earley ! - Excusez mon étourdissement. Il est vrai que ce crime m'a chamboulé, et c'est pourquoi je dois l'élucider. Je dois prouver que ce n'est pas un suicide, commissaire ! Je suis en état de travailler sur cette affaire. – Bien, vous m'avez l'air d'avoir repris vos esprits. Allez vous reposer ce soir, il est plus de 2 heures du matin. Laissez l'équipe s'occuper du corps, vous reprendrez demain. Bonne fin de nuit, inspecteur ! – Merci de m'avoir accordé cette affaire. (Jack lui serra la main.) Bonne nuit, commissaire. Avant de partir, il s'approcha du corps du lieutenant Litch, autour duquel s'affairaient de nombreux officiers et prit des photos. Il fouilla également dans la poche droite du cadavre : il devait vérifier un détail important. Il y trouva le briquet favori de Litch, un Pierre Cardin en damier noir. En effet, ce dernier ne s'en séparait jamais. Aucun doute à présent, soupira l'inspecteur. Il remit le briquet dans la poche. Il visionnerait les photos qu'il avait prises à tête reposée le lendemain, afin d'y remarquer de quelconques indices. En premier, le lendemain matin, plutôt que de se rendre à son bureau, afin d'y imprimer les photos dans la salle de tirage photo., il alla à la morgue. Les services funéraires d’Auch étaient situés au 35 rue de l'égalité. Le médecin légiste prenait ses derniers échantillons et notes. Quelques heures plus tard, il obtiendra les résultats des analyses et donnera ses conclusions. Puis, il laissera place à l'équipe de préparation du corps. Le docteur interpella l'inspecteur : - Bonjour inspecteur Mac Earley ! Mes analyses ne sont pas encore terminées, cependant, j'ai déjà pris quelques notes. Jack Mac Earley se pencha par-dessus la silhouette du corps du lieutenant, recouvert d'un drap blanc. Dans cette posture, il jeta un coup d'œil en coin au médecin légiste. Il lui semblait familier, reconnaissait-il quelqu'un ? Cette fine moustache grise et ces gros sourcils noirs… Jack ferma les yeux. Ses enquêtes ne l'avaient emmené guère de ce côté du Gers et il n'avait jamais rencontré ce médecin légiste. Il tenta de se concentrer et d'oublier ses réflexions ridicules. - Premièrement, commença le docteur, en interrompant les pensées de l'inspecteur. Les marques de strangulation, laissées par la corde, entourent tout le cou, ainsi que la nuque. Les analyses nous donneront des indications sur la présence de quelconque médicament, poison, etc. La pendaison semble être la principale cause de sa mort. Le médecin jeta un bref regard sur un de ses ordinateurs, pianota rapidement sur l'un d'eux. L'inspecteur griffonna machinalement : « docteur gaucher ». - Secondement, la température de son corps est de 33,2 degrés environ. Son poids est d'environ 80 kg. Il regarda sa montre. - Il est 7 h 50. Je situe donc l'heure du décès il y a 8 heures, dans les environs de 23 h 50… il va falloir attendre quelques heures pour avoir les résultats sanguins. Revenez vers 14 heures, cet après-midi, inspecteur ! – Merci pour ces informations, Docteur, j'avais d'ailleurs une petite course à faire alors ce délai tombe à pic ! Bonne journée ! Il sortit des services funéraires et s'en alla à son bureau. À peine arrivé, il réquisitionna la salle de tirage photo, et fit développer les photos qu'il avait prises la veille. La première photo montrait le lieutenant de face, il portait ses vêtements habituels (les Riches-lieu vernis, la chemise kaki qu'il avait remarquée dès son arrivée) mais un détail attira son...




