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E-Book, Französisch, 144 Seiten

Pereira Regards

Nouvelles

E-Book, Französisch, 144 Seiten

ISBN: 978-2-322-02279-3
Verlag: BoD - Books on Demand
Format: EPUB
Kopierschutz: 6 - ePub Watermark



Recueil de nouvelles, dont le thème général , avec le titre, correspond à l'observation dans différentes situations au cours de la vie, et où les personnages décrits dans une pure fiction se trouvent mêlés à des événements parfois réalistes, et à d'autres moments, liés au domaine du fantasme.

Septuagénaire, passionné d'écriture, publiant des romans, et en alternance, des nouvelles,depuis 12 ans. En hommage à son père, Antonio, qui lui a inspiré la nouvelle" les tomates au sucre"
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Les murmures de Chaplin
L’homme arriva l’allure décidée, proche de la décontraction. Chaque pas qu’il avançait aux abords des pontons, révélait une perceptible forme physique. D’autant plus que l’homme en question, en s’approchant d’eux, présentait un âge certain comme l’on dit, que pouvait envier quelques jeunes hommes d’allure moins athlétique. Occupés à leur repas improvisé, sur un banc de la promenade au bord du lac, Edith et Roland, aperçurent l’homme qui dans leur direction les saluait d’un geste large. -Bonjour, Messieurs- Dames, bon appétit ! -Merci beaucoup, répondirent –ils, à la fois surpris par cette marque courtoise et sympathique. A partir de ce moment, leur regard cibla davantage les préparatifs de l’homme sur son bateau, tout en poursuivant leur repas improvisé. Puis vint le départ du hors bord à la coque bleu foncée, qui se faufila à travers les rangées d’autres bateaux appontés. Au bout du bassin, juste avant la sortie, l’homme ralentit quelque peu, discuta avec des gens de connaissance, installés à l’arrière du bateau pour déjeuner, leurs voix résonnèrent mêlés aux éclats de rire qui attestait le profit des plaisirs de la vie. Le soleil se cachait derrière les nuages, la couleur du ciel annonçait la menace de l’orage. L’homme remit les gaz de son hors bord, et se dirigea vers la sortie du port de plaisance, sans doute avec le visage heureux du solitaire, le cœur enthousiaste pour ces moments précieux de liberté. Edith et Roland le suivirent des yeux un long instant, puis l’abandonnèrent comme par respect au gré de sa solitude. _Qui pouvait-il être ? S’interrogea Roland. Quant à Edith, elle ne se posait aucune question, ayant apprécié la simplicité, la courtoisie, de l’homme inconnu. Persuadée, qu’habitant Vevey, il s’agissait d’une personne fortunée, et que la richesse rend souvent dédaigneuses les personnes issues de ce milieu. La preuve était établie, qu’existait dans ce milieu, qualifié de nanti, aussi des exceptions. Plus audacieux, qui sait si l’homme n’aurait pas accepté de les prendre à bord, pour une courte promenade le long des rives du Léman ? Peut-être, que de son coté il n’avait osé faire la proposition, déplacée à son goût, ne connaissant pas ce couple affiché dans sa quiétude. Leur repas impromptu terminé, ils quittèrent l’endroit face au port ; derrière eux la ballade bordée d’arbres s’offrait au paradis des piétons et des cyclistes. Roland pensif, restait sur sa faim, il aurait aimé en savoir plus sur l’homme au charme discret. Quant à Edith, sa vive curiosité semblait éteinte, le sourire de l’homme lui suffisait comme marque de séduction. Chaque jour dans son métier, elle ne manquait pas d’éloges intéressés, ce qui finissait par créer une attitude à la fois de méfiance et d’indifférence. Le mensonge des hommes bien connu des femmes anéantissait parfois leur rapport, obstruait leur état d’esprit vers un horizon où l’image adulé du mâle apparaissait restrictive. L’homme à ses cotés ayant démontré une attitude de séduction naturelle, elle en préservait le souvenir comme un moment de rare privilège. Une chose, peut-être, qui n’arrivait qu’une fois dans la vie, qu’il fallait saisir au vol, animé d’une opportunité saine, d’un élan d’amour. -Nous allons rentrer, beaucoup plus tard, dit Roland. -C’est probable, nous ne pouvons y échapper, répondit Edith. Tout près de là, la statue de Chaplin au centre d’un parterre de roses érigée face au Léman, immortalisait le génie du cinéma muet, le visionnaire des temps modernes. Par un clin d’œil malicieux du grand acteur qu’il fut, Roland y décela un signe, une sensation de probable révélation. Ne serait-ce pas sur l’identité de l’homme, qu’Edith et lui, avaient rencontré par le pur des hasards ? Roland, époustouflé, s’approcha de la statue de l’acteur, y vit un balbutiement, un murmure des lèvres, qui dans un souffle confia : << Cet homme qui demeure pour vous une énigme, s’appelle Hugo Kubler, sa femme se prénomme Greta >> << Mais comment le savez-vous, chuchota Roland, sous les yeux de témoins, interloqués. << C’était mon voisin, sur les hauteurs de Vevey, un très grand producteur de films à Hollywood, sa propriété se nomme « le Septième Art » Ami aussi de David Niven, autre grand acteur inhumé au cimetière local >>. Les gens de passage s’éloignèrent de la statue, regardèrent Roland avec mépris, croyant être victimes, d’un fou, d’hallucinations, de choses surnaturelles, pour lesquelles l’esprit a du mal à concevoir la possibilité. A quelques pas de là, Edith s’étonnait de l’absence prolongée de son mari, que pouvait-il avoir découvert ? -Alors, inspecteur, votre enquête avance ? Lança telle avec ironie. -Tu ne vas pas me croire, ou me prendre pour un fou toi aussi, Chaplin m’a susurré quelque chose ! -Quoi ? Chaplin ! -Je trouvais drôle, nous venions juste de faire des photos, tu ne me suivais plus. -Tu es sûr que ça va bien, Roland ? -Oui, je vais bien, rassure toi, je connais l’identité de l’homme qui nous a salués. -Tu m’excuses, j’ai du mal à te croire, ce n’est pas un truc d’auteur ? -Je sais, cela parait incroyable, pourtant… -Si la police t’interroge, tu ne vas pas révéler la connaissance de son nom ? -J’en sais rien, surtout pas venant de Chaplin, non sans doute. Leur regard se fit davantage interrogateur, le visage d’Edith masquait à peine son inquiétude, son scepticisme devant la situation rocambolesque. Pendant ce temps-là sur les hauteurs de Vevey, perdue dans les vignes à flancs de coteaux, surplombant le lac et se hissant vers les Alpes côté Suisse, la propriété baptisée « « le Septième Art » » s’imposait de plein pied. Cernée par un gazon d’un vert digne du pays basque, le terrain qui l’entourait dans sa superficie offrait la vraisemblance d’un green, au centre duquel une vaste piscine attendait l’émulation des nageurs et autres plongeons d’enfants égayés. De la terrasse, l’intérieur s’ouvrait sur une immense pièce salon au design contemporain, aux murs les rayonnages tapissés de livres de collection, aux reliures de différentes couleurs encadraient la pièce. Au milieu du salon, assise sur une banquette de cuir blanc, Greta Hugo, en pleine conversation, recevait deux fois par semaine ses amies, réparties autour d’elle pour prendre le thé à l’heure convenue, et entamer une partie de bridge. La rencontre bi- hebdomadaire, en dehors du jeu, leur permettait de parler mondanités, d’évoquer les soucis financiers des riches, et parfois d’égratigner au passage le comportement des hommes. Greta très individuelle, accompagnait peu son mari, leur vie jusqu’ici fut une sorte de compromis, d’opposition, adjointe à quelques points d’affinités. Le sexe les séparait, depuis longtemps elle ne cachait pas sa désapprobation pour l’acte sexuel, la rumeur filtrée par les amis intimes, clarifiait qu’Hugo en homme discret épanchait ses besoins avec quelque jeunesse. Etait-ce l’origine de sa condition physique actuelle ? Certains l’affirmaient, quant à Greta, son état d’esprit considérait qu’arrivé à un certain âge, ce genre de chose devenait futile. Pour Hugo Kubler, l’importance de la déraison aura guidé par épisodes sa vie. Rien disait-il, n’est plus misérable que de vouloir toujours être raisonnable. Fier de ses succès cinématographiques, il se félicitait d’avoir souvent agi en franc-tireur, pour n’écouter que les élans de son cœur. La vie clamait-il, est un risque, la rendre morne par précaution ou prudence, enlève tout intérêt à son vécu. Pourquoi changerait-il, à l’aube de sa...


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